À la mémoire de Francis MIOT


Francis Miot ex 18

Francis MIOT occupait le siège n° 18 à l’Académie Française du Chocolat et de la Confiserie.


Guy Urbain évoque la vie exemplaire du Champion du Monde des Confitures.

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé » a écrit Lamartine. C’est ce qui survient à tous les amis de Francis Miot.

Il nous a quitté, laissant un exemple de convivialité qui le caractérisait. Sa moustache et son sourire illustraient sa personnalité. Sa vertu première était l’audace et son comportement permanent était d’oser.

Muni de ce viatique naturel, il a connu un rayonnement professionnel, jalonné d’idées qui devenaient des entreprises.

La ville de Pau a été son point de départ et d’accomplissement. Le « Bon Roi Henri » lui a servi de partenaire pour créer tout un univers de « bon vivant ».

A l’origine, sa première initiative a été d’aller vendre des tartes aux myrtilles, le dimanche, au Col d’Aubisque, haut lieu de la chaîne pyrénéenne. Déjà une clientèle fidèle. Un début de notoriété.

Le besoin de myrtilles l’entraîne vers la recherche en confitures dont il devient bientôt un maître incontesté. Il participe au Championnat du Monde des Confitures organisé pour la première fois et remporte le titre.

Il écrit un livre exprimant sa foi dans l’excellence et donnant ses recettes originales.

A la Foire de Pau, il fait la connaissance de Guy Verdier, confiseur chocolatier éminent qui lui enseigne le métier de confiseur et de chocolatier.

Fort de sa faculté de séduire, il devient un maître en communication et les médias trouvent toujours quelque chose d’étonnant à relater à son propos.

Fort de son courage et de sa conviction de l’intérêt de rayonner, il parcourt les foires gastronomiques aux quatre coins de la France, avec Marie sa compagne. C’est au retour d’un Salon à Bourges, en voiture, qu’il songe à l’appellation heureuse que serait une spécialité au nom évocateur de « coucougnette ». Ce fut son jour de chance. Au Salon International Intersuc, il décroche le titre de « Meilleur Bonbon de France » au Tour de France des Spécialités. Les « Coucougnettes » sont une voie royale pour être remarquées et commercialisées.

Dans la banlieue de Pau, à Uzos, il construit un musée magasin au nom appétissant de « Fééries Gourmandes », riche en idées pour attirer les touristes pouvant visiter le Château de Pau et satisfaire leurs découvertes de confitures, chocolats et spécialités béarnaises.

Francis devient un modèle pour tous ceux qui l’abordent, un modèle de bonne humeur, de charmes, de complicité heureuse dans le métier.

Il est élu à l’Académie Française du Chocolat et de la Confiserie parmi les « quarante sages » de la profession.

A Intersuc, il fut le dernier à remporter le trophée du " Défi d’Intersuc " qui célébrait la fidélité au Salon professionnel qui fêtait ses cinquante ans au Pavillon Gabriel à Paris.

Son attachement à la découverte du cacao, le conduisit à participer à de nombreux voyages pour mieux connaître les planteurs de « l'Or Brun » et les subtilités de la qualité des fèves.

Francis Miot reste pour nous le modèle de l’esprit d’entreprise appliquée au sens de l’humour. Ce fut un inventeur au pays de la joie de vivre.

Son entreprise perdure et sa mémoire restera comme une richesse de complicité pour ceux qui l’ont connu.

Marie Miot, nous sommes à tes côtés dans la mémoire de celui qui fut ton compagnon de route, dans la vie.

Guy URBAIN - siège n° 09

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